Une décennie de leadership

La Communauté nationale des gestionnaires souligne une décennie de leadership PDF
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Naguère une petite communauté de gestionnaires aux visées communes, la Communauté nationale des gestionnaires (CNG) est devenue, grâce au soutien de quelques cadres supérieurs dévoués, un réseau actif et dynamique présent partout au pays.

Du 2 au 5 mai, plus de 1 200 gestionnaires du gouvernement fédéral se réuniront à Toronto à l’occasion du 10e Forum national annuel de perfectionnement professionnel de la CNG. Il s’agit d’une activité vedette du groupe et, comme à l’habitude, les organisateurs s’attendent à ce qu’elle affiche complet dans les semaines suivant le début de la période des inscriptions. Qu’est-ce qui explique un si grand engouement? Comment expliquer que la CNG figure parmi les communautés les plus attrayantes? Pourquoi les sous-ministres et le greffier sont-ils attentifs aux propos de la CNG?

Au début

Il ne serait pas faux de dire que, au début, la CNG s’apparentait à un groupe populaire. Dans les faits, la CNG a vu le jour en 2000, à la suite de la fusion des communautés de gestionnaires, lesquelles étaient alors réparties un peu partout au pays. Certaines de ces communautés, celles-ci passablement puissantes, ont réalisé qu’elles pouvaient soutenir plus efficacement les gestionnaires en travaillant à l’unisson.

Même à ses débuts, la CNG bénéficiait d’un solide soutien de la part de la direction et, plus particulièrement, de Michelle Comeau, alors sous-ministre déléguée à Agriculture et Agroalimentaire Canada, et de Michael Nurse, à ce moment-là sous-ministre délégué à Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, lesquels agissaient, à l’époque, à titre champions des gestionnaires. Mme Comeau et M. Nurse ont communiqué leur passion et ont joué un rôle décisif dans la création de la CNG.

Dans chaque région, un représentant bénévole a été nommé pour siéger au Conseil exécutif. Ensuite, étant donné la popularité grandissante du regroupement, un petit secrétariat a été mis sur pied à Ottawa, et des fonds ont été octroyés à chaque province et territoire afin d’embaucher un coordonnateur régional qui appuierait les efforts de renforcement de la communauté et organiserait des activités d’apprentissage.

La majorité des coordonnateurs régionaux étaient et sont toujours parrainés par les conseils fédéraux, lesquels contribuent grandement en nature et appuient fortement les programmes.

Peu après, le conseil consultatif des sous-ministres adjoints (SMA) que l’on connait aujourd’hui était formé. Ce dernier donne des conseils et une orientation, agit à titre de défenseurs des droits et n’hésite pas à soutenir, selon une approche individuelle ou collective, la communauté des gestionnaires.

« Les gestionnaires sont à la fois les créateurs et les porteurs de la culture institutionnelle. Ce sont eux qui font en sorte que les principes et les buts du renouvellement deviennent les réalités du travail quotidien. » 
— Greffier du Conseil privé, Plan d’action 2010-2011 pour le renouvellement de la

Les premières années

En 2001, la CNG s’est associée au Centre canadien de gestion pour organiser le premier forum des gestionnaires, lequel a eu lieu à Ottawa. L’activité a connu un vif succès, puis est devenue une manifestation annuelle. La CNG a aussi établi un partenariat avec le Réseau du leadership pour constituer des communautés de pratique pour des organisations d’encadrement et d’apprentissage qui sont toujours actives aujourd’hui.

Au cours de ses premières années d’existence, la CNG a soutenu une gamme d’activités régionales, notamment des forums annuels de réseautage et des activités locales d’apprentissage. Quelques-uns des programmes de base de la CNG ont été élaborés à cette époque par des personnes comme Paul Lefebvre, Bob Chartier et Karen Bonner. Les communautés de pratique et les outils pratiques destinés à soutenir les gestionnaires dans l’exécution de leur travail ont bien vieilli et constituent d’importants éléments encore aujourd’hui. D’autres ordres de gouvernement les ont adoptés, ce qui a rehaussé la portée de la CNG.

Cependant, sur le plan financier, la CNG était vulnérable : rien n’indiquait que son financement serait garanti une fois l’exercice terminé. C’est donc sous la direction de Ric Cameron, alors SMA à l’Agence canadienne de développement international, que la CNG a entrepris un examen externe. Des consultations ont été menées au sein de la CNG et des entrevues approfondies ont été réalisées auprès des cadres supérieurs. Le rapport issu de cette démarche a fait ressortir le rôle sans égal de la CNG, l’unique organisation travaillant pour le compte de tous les gestionnaires de la fonction publique fédérale et ayant la capacité de les joindre de façon homogène et holistique.

Le rapport faisait état de quelques améliorations à apporter à l’organisation, notamment celles de doter la CNG d’une meilleure gouvernance, d’accroître les partenariats, d’obtenir un financement à long terme et de rehausser la connaissance et la visibilité de l’organisation. S’inspirant du rapport, la CNG a dressé un plan stratégique pour combler ces lacunes.

C’est au cours de cette période qu’a été élu le premier président du Conseil exécutif, Richard Crowe. Depuis 2008, un seul autre président a été nommé et se trouve toujours en poste : il s’agit de Mark Butler.

Présent et avenir

Le sous-ministre François Guimont est le champion de la CNG depuis 2007. Sous sa direction, la Communauté a accompli des progrès notables dans l’atteinte de ses objectifs.

La CNG entend continuer à prendre le pouls de ses membres périodiquement au moyen de sondages électroniques et de groupes de réflexion. Sa capacité de joindre les gestionnaires à l’échelle nationale par l’entremise des réseaux ministériels et régionaux, de recueillir de l’information sur les tendances et les enjeux, et de mettre à profit cette même information afin d’exercer une influence positive est l’un de ses plus précieux atouts.

La CNG assure une présence assidue à la table des sous-ministres et des autres cadres elle présente les points de vue des gestionnaires et collabore aux mesures visant à soutenir ces derniers et à les rendre plus efficaces dans l’exécution de leur rôle.

En réponse à la forte demande des gestionnaires à l’égard des séances d’apprentissage sur l’encadrement et des autres outils, la CNG a offert, en 2009-2010, plus de 150 activités d’apprentissage à près de 5 500 gestionnaires de toutes les régions; elle est en voie de dépasser ce nombre en 2010-2011. Les séances coûtent à la CNG environ 20 $ par participant et sont offertes gratuitement aux gestionnaires, lesquels accueillent favorablement cette initiative en cette période de contraintes budgétaires.

Susan McElcheran et Murray LaForge travaillent en Colombie-Britannique et sont aux nombre des personnes-ressources mobilisées pour donner ces séances d’apprentissage. Ils mentionnent qu’ils continueront d’exercer leur rôle tant et aussi longtemps qu’ils pourront faire une différence du côté du personnel de première ligne. M. LaForge dit scruter la salle pour percevoir des « regards étincelants », un indice révélateur de l’intérêt des participants et d’une bonne réception des idées véhiculées.

Ces dernières années, la CNG a mis les bouchés doubles dans ses communications avec ses membres. Grâce à son site Web remanié qui repose sur les applications du Web 2.0, à son rapport annuel publié ces deux dernières années, aux envois postaux réguliers aux gestionnaires et aux articles dans des publications comme Canadian Government Executive, la CNG est mieux outillée pour informer les gestionnaires au sujet des questions qui les concernent.

Pour souligner son 10e anniversaire en 2011, la CNG a lancé le programme de prix de leadership en vue de reconnaître la contribution des cadres qui ont grandement appuyé la concrétisation de ses buts. Les prix seront décernés en mai, à l’occasion du forum annuel de l’organisation.

La CNG représente tous les territoires et régions, ainsi que les gestionnaires de tous les groupes. Tous les gestionnaires sont représentés et peuvent faire part de leurs préoccupations, et ce, peu importe leur domaine d’expertise. Le rayonnement de la communauté, malgré son infrastructure restreinte, en fait une organisation unique en son genre.

Le but de la CNG est le même que celui exposé initialement par Mike Nurse en 2002 : « Notre but, c’est de continuer à instaurer un cadre de gestionnaires ayant la compétence, la confiance et l’enthousiasme voulus pour assurer l’avenir de la fonction publique. »

Le champion actuel, François Guimont, a déclaré, lors du forum annuel de l’an dernier, lequel s’est tenu à Montréal, que : « L’un des facteurs déterminants du succès des gestionnaires, c’est l’établissement de partenariats fructueux entre les organisations et les échelons. Voilà justement la contribution de la Communauté nationale des gestionnaires. »

Le document a été publié en anglais dans Canadian Government Executive, Vol. 17, no 4 (avril 2011) et traduit en français à l’intention de la Communauté nationale des gestionnaires.